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Labex MER « Excellence en Recherche Marine : l’océan dans le changement ».

Le projet va renforcer les connaissances et la compréhension du fonctionnement de l'océan, en particulier pour ce qui concerne les échanges d'énergie. Il permettra de mieux connaître les transferts de carbone depuis les zones de production, les interactions géobiologiques en milieux extrêmes et les transferts de matière entre le continent et l'océan, depuis les zônes côtières jusqu'aux abysses. Enfin, les travaux concerneront l'influence des sociétés humaines sur l'océan avec un focus sur la zone côtière.

 

Coordinateur scientifique : Yves-Marie Paulet
Coordination scientifique : Université de Bretagne Occidentale qui s’appuie sur l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM)
Partenaires : Cnrs, Ifremer, IRD, Université de Bretagne Sud, Université Rennes 2, Université de Nantes, Université de Caen, Ecole centrale de Nantes

3 questions à Yves-Marie Paulet

Directeur de l’IUEM, Brest. Coordinateur scientifique du labex (laboratoire d’excellence) « Excellence en recherche marine, l’océan dans le changement »

Yves-Marie PauletQuelle est la visée scientifique du projet Mer ?

Notre ambition est d’approfondir notre connaissance du fonctionnement de l’océan, en particulier ses mécanismes d’échange avec trois interfaces : l’atmosphère, les eaux profondes et l’espace côtier. Comment la biodiversité de l’océan absorbe-t-elle le CO2 ? Comment s’effectue le processus de sédimentation ? Comment évolue le peuplement humain sur le littoral ? Nous avons listé sept sujets de recherche. Notre champ d’investigation couvre de nombreuses disciplines : la biologie, la physique, la géographie, la géologie… Notre objectif est de comprendre le rôle joué par l’océan dans l’équilibre social, économique et environnemental de notre planète.

Dans quelle mesure la reconnaissance Labex va-t-elle soutenir vos travaux ?
Nous avons sollicité auprès de l’Etat un budget de 14 M€ sur une période de dix ans. C’est un horizon d’investissement à long terme qui nous permettra de poser des questions de recherche fondamentale, en dépassant les cloisonnements institutionnels et disciplinaires. C’est aussi un gage de sérieux et un levier formidable pour prétendre à d’autres ressources humaines et financières. Une grande partie du budget Labex sera consacrée à l’animation des relations internationales.  Il s’agira d’accueillir des scientifiques  du monde entier, de faire voyager nos propres chercheurs et de transformer la Bretagne en un lieu de formation internationale, de recherche scientifique et de réflexion permanentes sur la mer.

Quels sont les atouts qui ont séduit le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ?
Depuis dix ans, au sein de l’Europôle mer, nous avons fait la preuve de la capacité des chercheurs à travailler ensemble sur les sciences et les techniques de la mer. Le coeur scientifique du projet Mer associe 135 chercheurs, en poste dans différents établissements du grand Ouest : l’Institut universitaire européen de la mer, l’Ifremer, l’Ecole centrale de Nantes et les universités de Brest et de Lorient. Tous les laboratoires associés sont classés A et A+. Un terreau fertile, l’excellence scientifique, un engagement universitaire fort et une approche pluridisciplinaire : ce sont les arguments d’un projet solide. Au titre  de la valorisation de la recherche, la proximité du pôle de compétitivité mondial Mer Bretagne, riche d’un tissu de 300 entreprises, a sans doute pesé favorablement dans la balance.