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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale SICMA

Matthieu Dubreuil, 26 ans, doctorant SICMA. En troisième année de thèse en Physique, spécialité Optique et Matériaux.

Matthieu Dubreuil, doctorant en troisième année
Agrégé de Sciences Physiques à 22 ans, Matthieu Dubreuil s’est lancé dans la recherche par soif de connaissances. A quelques mois de sa soutenance, il revient sur sa vie de doctorant, entre laboratoires et terrains de volley-ball…

« J’ai obtenu mon bac S de physique-chimie à Quimper. J’y ai ensuite intégré une classe préparatoire, toujours en physique-chimie, durant deux ans. Au lieu de rejoindre une grande école, comme beaucoup de mes camarades, j’ai opté pour une Licence, puis une Maîtrise, afin de passer les concours de l’enseignement. A 22 ans, j’ai obtenu l’agrégation de Sciences-Physique à Rennes.

Une fois agrégé, j’avais deux options : devenir enseignant dans le secondaire ou me diriger vers la recherche. J’avais le sentiment de ne pas avoir poussé assez loin, de ne pas être à la pointe, j’ai donc décidé de tenter une expérience dans la recherche.

Je suis revenu à Brest pour faire un Master 2 « Optique et matériaux ». Le stage que j’ai effectué dans un laboratoire a débouché sur un sujet de thèse : la caractérisation des matériaux par voie optique. C’est de la recherche fondamentale car il s’agit de développer de nouvelles techniques. Mais ces techniques pourront ensuite être appliquées pour différentes industries.

L’optique est à la frontière de plusieurs disciplines et c’est ce qui m’a le plus plu durant ma thèse. Je devrais passer ma soutenance en décembre, j’en suis actuellement à la phase de rédaction, ce qui n’est pas le moment le plus facile pour moi ! Au bout de trois ans sur un même sujet, j’ai envie d’en finir et de passer à autre chose. Mais ce sera pour moi une grande fierté d’avoir mené mon projet jusqu’au bout.

Maintenant plusieurs options se présentent à moi : obtenir un post-doctorat dans une université française ou étrangère ou postuler pour un poste d’enseignant-chercheur. Durant ma thèse, j’ai enseigné au sein du département physique. C’est quelque chose qui m’a toujours branché. J’adore le contact avec les étudiants et la pédagogie qu’il faut mettre en œuvre.

C’est vrai que quand j’essaie d’expliquer à mes amis ce que je fais, ils décrochent assez vite. En général, les gens ne connaissent rien au monde de la recherche. Ils ont l’image d’un chercheur au fond d’un labo, qui ne parle à personne. C’est notamment le rôle des professeurs de lycée de montrer ce qui se fait dans les universités, afin que les jeunes n’aient pas une image biaisée.

Nous sommes des jeunes complètement normaux, qui sortent, font la fête… Pour ma part, je passe mes week-ends sur des terrains de volley-ball. Je fais partie de l’équipe de Saint-Renan. Nous évoluons à un niveau national donc nous nous déplaçons beaucoup. C’est un bon moyen de se vider la tête…»