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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale SICMA

Matteo Bedini, 25 ans, doctorant SICMA. En deuxième année de thèse en Mathématiques. 

Matteo Bedini, doctorant en deuxième année

Quand nous avons rencontré Mattéo, il était à Brest dans le cadre d’une bourse Marie-Curie. Il est désormais installé à Iena, en Allemagne, afin d’y effectuer la deuxième partie de sa thèse. Un vrai défi pour cet Italien qui ne maîtrisait aucune des deux langues avant d’arriver.

« J’ai étudié l’ingénierie mathématique à l’école Polytechnique de Milan. Ma spécialité ? Les mathématiques appliquées à la finance. En 2008, j’ai fait un stage de quelques mois dans une société financière en Irlande. J’y étais quand la fameuse crise financière a éclaté. Alors je me suis dit que j’allais peut-être faire autre chose ! De retour en Italie, j’ai donc fait une demande pour un doctorat. J’ai obtenu la bourse Marie-Curie, financée par l’Union européenne, et j’ai choisi la France et l’Allemagne pour faire ma thèse.

Dans le domaine des mathématiques, la France est l’un des meilleurs pays du monde. Et ce depuis des années. A Brest, je fais de la recherche fondamentale en mathématiques. La France est l’un des seuls pays dans lequel je peux faire ce type de recherche. Ce n’est pas étonnant : dans ce domaine, presque tous les experts sont Français.

Je suis arrivé en France en janvier 2009. Je ne parlais pas français mais maintenant ça va mieux. Ca va être la même chose en Allemagne, pour le moment je ne parle quasiment pas l’allemand du tout. Mais je vais m’en sortir ! Quand je soutiendrai ma thèse, je devrais le faire en trois langues : anglais, français et allemand. C’est une très bonne expérience pour moi.

Mon sujet de thèse traite essentiellement du grossissement des filtrations. Un sujet très pointu. D’Italie, les universités françaises ont une très bonne image. Avant de partir on m’a mis en garde par rapport au très haut-niveau des établissements. De même pour les allocations. Actuellement j’ai une allocation de 1 800 € par mois. Pour moi c’est super, jamais je n’aurai autant en Italie.

Il m’arrive parfois de travailler 12 ou 13 heures de rang sur ma thèse, quand j’ai beaucoup d’idées. Mais d’autres fois, je ne travaille que quelques heures par jour, ça dépend vraiment. Sinon, pendant mon temps libre, j’aime pratiquer l’escrime.

Après mon doctorat, je ne sais pas encore ce que je vais faire. J’ai des idées pour des applications mathématiques dans le domaine des sciences, mais je ne sais pas si ces idées trouveront leur place dans la vie réelle ou si elles resteront sur un papier. Idéalement, j’aimerai faire mon post-doctorat dans une bonne université italienne et ensuite faire de la Recherche et développement (R&D) pour une compagnie financière.»