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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale SICMA

Melvin Essone, 26 ans, doctorant SICMA. En première année de thèse de Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication.

Melvin Essone, doctorant en première année

Melvin est originaire du Gabon. Son Bac S en poche, encouragé par ses parents, il a rejoint la France. Aujourd’hui il est en première année de thèse à Brest.

« Au Gabon, les études longues ne sont pas bien vues, les parents encouragent leurs enfants à faire des études courtes et à entrer rapidement dans la vie active. Alors une thèse, c’est un vrai choc culturel ! Moi, ça me passionne. J’aime beaucoup l’innovation et être à la pointe de ce que je fais.

Au départ, mon idée était de rejoindre une entreprise de télécommunications dans mon pays d’origine, mais maintenant que je veux continuer dans la recherche et le développement d’application, je sais que je ne pourrais pas le faire. Au Gabon, la recherche dans ce domaine n’est pas quelque chose de développé, tout simplement à cause du manque d’infrastructures et de matériels.

Venir étudier en France a été une décision personnelle. Mes parents m’ont encouragé et beaucoup soutenu moralement et financièrement. Et le choix de Brest s’est fait par rapport aux télécommunications. Brest est spécialisé dans ce domaine. Je l’ai choisi parce que c’est un secteur très porteur au Gabon depuis quelques années.

Ma thèse se situe à l’interface entre les télécommunications, la physique, la nanotechnologie, les technologies de l’information et de la communication et la santé. C’est vaste et c’est ce qui me plaît ! En clair, il s’agit de la modélisation de biomatériaux à des fins électroniques ou médicales. C’est un domaine qui intéresse de nombreuses industries, et qui devrait en intéresser de plus en plus dans les années à venir.

Ici, à Brest, le laboratoire dans lequel je travaille – le Lab STICC – offre un cadre idéal pour réaliser un tel sujet de thèse. Je dispose vraiment de tous les outils. Et puis je n’aurai pas rêvé mieux en termes d’accueil. Les Bretons ont vraiment une culture de l’accueil, contrairement à l’image que l’on peut avoir.

Pour faire ma thèse, je touche environ 1 676 € (brut) par mois. Si je ne dépendais que du gouvernement gabonais, je toucherai 427 € (net) mensuels. Heureusement, je bénéficie d’une bourse regionale (ARED) qui me permet de faire mes recherches sans avoir de soucis financiers.

Je vous assure, en tant que doctorants, que nous sommes des gens normaux ! Durant mon temps libre, j’aime cuisiner, recevoir mes amis, aller au cinéma. Je suis également bénévole dans différentes associations et représentant des doctorants au Conseil Scientifique de l’UBO. Je dirai qu’en moyenne, je consacre 40 heures par semaine à ma thèse, mais c’est très flexible, et c’est ce qui me plaît ! »