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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale SDLM

Mathilde Marchand, 23 ans, doctorante SDLM. En première année de thèse.

Mathilde Marchand, doctorante SDLM

Douce et souriante, Mathilde Marchand n’avait jamais pensé à faire de la recherche avant l’année dernière. Envie d’études courtes, elle avait opté pour un DUT après son bac, avant de se lancer dans une thèse sur la gestion… de la gestion des déchets.

« S’il y a bien quelqu’un qui n’était pas destiné à la recherche c’est moi ! Après le bac, j’ai opté pour un DUT, puis une Licence professionnelle et un Master professionnel. Autant dire qu’il y a encore peu, j’ignorais ce qu’était la vie d’un doctorant.

La première fois que j’ai discuté avec une doctorante, c’était dans l’entreprise dans laquelle j’étais en alternance durant mon Master, à Niort. En contrat CIFRE avec cette société spécialisée dans la prévention des risques domestiques, la doctorante m’a parlé de sa thèse et de l’intérêt qu’elle y portait.

Ne trouvant pas de travail dans mon domaine – la gestion des risques, spécialité management risques industriels et environnementaux – j’ai réfléchi à l’idée de faire de la recherche. J’ai donc envoyé de nombreux courriers à de grands groupes comme Total. Les réponses étaient soit négatives, soit inexistantes.

Puis, lors d’un cours pendant ma deuxième année de master, j’ai rencontré quelqu’un d’un laboratoire rennais qui cherchait une doctorante, et bingo ! Nous avons conçu ensemble mon sujet de thèse. J’ai commencé à y travailler le 1er janvier 2010.

En clair, la thèse traite des solutions à mettre en place pour débloquer ou pour éviter des situations de blocage en matière de décisions écologiques. Par exemple : l’objectivation des risques environnementaux et sociaux  liés à la gestion des déchets peut-elle favoriser l’acceptabilité sociale en matière d’installations de traitement des déchets (instalaltion de stockage, usine d’incinération,…).

Je travaille sur des facteurs sociaux tels que les nuisances olfactives. Il existe cependant d’autres types d’impacts tels que les nuisances sonores, l’impact du trafic, la pollution visuelle… Je mets également en exergue l’importance de la concertation avec l’ensemble de la population et des acteurs concernés et le fait d’éviter les non-dits.

Cette thèse intéresse au plus haut point les collectivités, ma thèse étant financée à 50 % par l’Ademe, une structure publique. Les 50 % restants sont pris en charge par Calyxis, l’entreprise niortaise pour laquelle j’ai travaillé. L’environnement étant un secteur qu’ils souhaitent développer.

Ma thèse n’implique que très peu de manipulations en laboratoire. Pour le moment, j’ai surtout travaillé sur la bibliographie. Cette thèse étant très appliquée, je n’ai pas l’impression d’être étudiante. Je prends ce travail comme un CDD de trois ans.

Je ne connaissais pas du tout Rennes et c’est une ville que je trouve géniale : très animée et très accueillante. Mais, étant pompier volontaire, je rentre tous les week-ends à Niort. Pendant un moment, j’envisageais de faire carrière dans les sapeurs-pompiers mais c’est un monde qui reste très macho, contrairement à la recherche !

Après ma thèse je ne sais pas du tout ce que je vais faire. C’est une question à laquelle je me consacrerai pleinement dans deux ans ! Pour le moment je me donne à fond dans cette thèse qui me passionne et pour laquelle je me sens pleinement épanouie…»