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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale EDSM

Eric Alfonsi, 23 ans, doctorant EDSM. En première année de thèse, en Sciences biologiques marines.

Eric Alfonsi, doctorant EDSMD’un voyage à Tahiti avec masque et tuba, Eric Alfonsi est revenu avec la passion des mammifères marins. Aujourd’hui, il les étudie, les scrute, les observe et les dissèque à Océanopolis, à Brest.

« Quand j’ai passé ma Licence de biologie/écologie à Besançon, ma ville natale, j’avais déjà comme idée de faire de la biologie marine. J’étais parti en voyage à Tahiti avec masque et tuba et la vie sous-marine avec toutes ses interactions m’a passionné ! J’y avais eu également la chance de côtoyer des dauphins, des animaux magiques !

J’ai donc intégré le Master biologie marine à l’IUEM, année pendant laquelle j’ai fait mon stage à Océanopolis à Brest. J’y ai étudié la génétique des marsouins. C’est d’ailleurs ce travail qui m’a motivé à me diriger vers la recherche.

Aujourd’hui, j’y suis embauché grâce à un contrat CIFRE entre le LEMAR et Océanopolis. Ma thèse s’articule autour de trois espèces locales de petits cétacés : les marsouins communs, les dauphins communs et les grands dauphins (que l’on trouve près des îles de Molène et Sein) et d'une espèce de phocidés : le phoque gris.

Sur ces quatre espèces, nous étudions la génétique des populations, le régime alimentaire et la composition des tissus. Ces facteurs nous permettent d’apprendre beaucoup de choses sur la qualité du milieu marin. Nous avons notamment remarqué le retour des marsouins au large des côtes bretonnes. Pourquoi reviennent-ils? Où étaient-ils partis ? Ce sont des questions que nous étudions et dont les réponses dépassent le seul mode de vie des marsouins.

C’est un sujet qui me passionne et qui, en plus, parle aux gens. Même si ma recherche les fait moins rêver quand je leur dis que je passe beaucoup de temps à disséquer des cadavres de marsouins, de dauphins… !

Je souhaite continuer à étudier les mammifères marins après ma thèse, pourquoi pas en tant qu’enseignant-chercheur.  Cependant, je trouve que le doctorant et la recherche ne sont pas assez valorisés en France. Nous devrions être sur un pied d’égalité avec les ingénieurs et ce n’est pas le cas, que ce soit au niveau des possibilités d’embauche ou de la reconnaissance au sein des entreprises. Cela fait partie d’un élitisme à la française, qui consiste à valoriser ce qui rapporte le plus d’argent.

Nous, doctorants, avons un vrai rôle à jouer concernant la démystification du doctorat. A travers l’association des doctorants de la mer, MerSciDoc, dont je fais partie, nous organisons différents événements auprès du grand public et des lycéens, afin que nous leur expliquions de manière concrète le déroulement d’une thèse. »