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Les 8 écoles doctorales

Ecole Doctorale EDSM

Aurore Gorlas, 27 ans, doctorante EDSM. En troisième année de thèse, en Microbiologie des environnements extrêmes.

Aurore Gorlas, doctorants IUEM
A 27 ans, Aurore Gorlas est en dernière année de thèse à l’Ecole doctorale des Sciences de la Mer. Maman d’un petit garçon de 7 ans, elle combine recherche, vie de famille et engagements « politiques » : elle est représentante des doctorants au sein du conseil de l’école doctorale.

« En tant que doctorant, on n’est pas aux 35 heures ! Je consacre en moyenne 50 ou 60 heures par semaine à la recherche, parfois plus, parfois moins. Nous avons en tout cas la chance d’être libre de nos horaires, ce qui fait que je peux aller chercher mon fils à l’école à 16h30 si je le souhaite. C’est vrai que c’est une vraie gymnastique organisationnelle mais on s’y fait ! Et puis mon garçon adore venir avec moi au labo !

Je travaille au sein du Laboratoire de Microbiologie des environnements extrêmes (LMEE). Les membres de ce labo font régulièrement des campagnes en mer pour effectuer des prélèvements auprès des cheminées hydrothermales qui se situent à plus de 2 500 mètres de profondeur. Nous travaillons, entre autres, sur les micro-organismes qui vivent dans ces milieux extrêmes caractérisés par de forts gradients physico-chimique (absence de lumière, température très élevée, acidité de l’environnement, haute pression…).

Pour ma part, je travaille sur les virus de ces micro-organismes. Pour beaucoup de gens, ce genre d’études peut paraître très fermé mais en réalité ce genre de question ouvre beaucoup de portes. Ces micro-organismes qui survivent dans des conditions extrêmes peuvent être, par exemple, une source potentielle d’enzymes à usage médical.

Rien ne me prédestinait à la recherche. Après un bac S, je me suis inscrite en faculté de médecine à Lille mais je n’ai pas été prise en deuxième année. Je suis ensuite venue en Bretagne et me suis inscrite en première année de biologie à Brest, sans savoir ce que j’allais faire ensuite.

Après un Deug en Sciences du vivant, j’ai continué avec une Licence en biologie cellulaire et physiologie, option microbiologie. Ce cursus m’a énormément plu et j’ai voulu poursuivre. Pourquoi ça m’a plu ? La troisième année de licence est la première année pendant laquelle les étudiants peuvent choisir leur propres options. Fini les thématiques et disciplines communes, nous commençons à nous spécialiser. Ainsi je me suis rendue compte que la microbiologie est à la base de tout et que c’est une discipline qui touche beaucoup d’autres.

J’arrive au bout de ma thèse, que je devrais finir avant la fin de l’année. J’ai hâte de la terminer ! Mais je souhaite vraiment rester dans le labo où je travaille pour sortir du champ de ma thèse et faire de nouvelles choses. J’ai de nouvelles manipulations plein la tête ! »