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Gilles Ausias, Maitre de conférences à l'UBS et dernièrement en mission en Saxe

" Pour collaborer avec des laboratoires, il faut se rencontrer "

Fort de liens scientifiques de plus de dix années avec la Saxe, Gilles Ausias, Maitre de conférences à l’Université de Bretagne-Sud en rhéologie et mise en forme des matériaux, nous explique concrètement en quoi consiste sa collaboration avec ses partenaires allemands.

 

A quand remonte votre collaboration avec les saxons ?
Nous travaillons ensemble depuis plus d’une dizaine d’années, la toute première collaboration remonte à 2000 où j’avais organisé, avec un collègue enseignant, une visite d’un groupe d’étudiants de DEUG de l’UBS à l’Université de Chemnitz. En 2003, une deuxième visite avec les étudiants de DESS a été planifiée. De là, de multiples échanges ont été proposés et réalisés entre étudiants français et allemands sous forme de stage mais aussi de séjours de recherche allant d'une semaine à 5 mois.

Quel a été le rôle de l’UEB dans cette collaboration ?

L’UEB a joué un rôle majeur dans l’organisation du symposium GCSD’2010 sur le thème de la chimie verte. Ce fut fructueux pour nous, chercheurs, de prendre connaissance de ce qui se faisait dans les laboratoires saxons mais aussi bretons. C’est à cette occasion que je fis la rencontre de Marina Grenzer, chercheuse à l’IPF-Leibniz Institute of Polymer Research Dresden, avec qui je suis en train de monter un projet de thèse en cotutelle. L’UEB avait également pris en charge notre déplacement pour le séminaire. Nous informons régulièrement l’UEB de nos activités avec la Saxe afin qu’ils aient une vue d’ensemble sur les avancées des collaborations entre bretons et allemands.

Quels étaient vos objectifs lors de votre dernier déplacement ?
Faire le point sur les projets mis en place avec les collègues allemands, la collaboration passe par des rencontres régulières entre chercheurs. Ma dernière mission en date remonte au 7 février 2011 à Dresden, j’y ai séjourné 5 jours. Le principal objectif de ce déplacement fut le démarrage d’une thèse en cotutelle qui était en projet depuis ma rencontre au GCSD’2010 à Rennes avec Marina Grenzer. Dans les moyens de la recherche en collaboration, il est nécessaire d’avoir la participation d’étudiants avec des idées de travaux communs. Nous avions eu là une belle opportunité puisque nous fîmes connaissance d’un étudiant en Master de l’Université de Dresden, terminant un mémoire de fin d’étude sur le sujet proposé pour cette thèse en cotutelle. Restait alors à rédiger des dossiers de demande de financement pour ce projet, ce qui fut la deuxième étape de cette mission.

Des projets à venir ?
Nous avions fait 2 demandes de bourses. La première " PROCOPE* " pour couvrir les déplacements des chercheurs et doctorants sur une durée de 2 ans. La deuxième " ARED** " qui concerne uniquement le salaire du thésard et ce, pour une durée de 3 ans. L’idée fut de n’en demander qu’une demie et que les collègues allemands fournissent l’autre moitié. Bourses obtenues, et nous nous en réjouissons, la cotutelle démarra en principe dès octobre 2011. En ce moment nous souhaitons, avec Ines Kunhert, chercheuse à l’IPF, poursuivre nos travaux de recherche sur le soudage des plastiques avec, idéalement : le renfort d’étudiants en stage de fin d’études ou en thèse. Nous sommes en train d’y réfléchir…

Ressources :

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*PROCOPE : Partenariat Hubert Curien (PHC) franco-allemand. Il est mis en œuvre en Allemagne par le Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD) et en France par le Ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR). Objectif : développer les échanges scientifiques et technologiques d'excellence entre les laboratoires de recherche des deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations.

**ARED : Allocation de Recherche Doctorale déposée auprès du Conseil régional de Bretagne. Objectif : développer les compétences et l'excellence de la recherche dans les domaines jugés prioritaires par la région et favoriser l'intégration de jeunes chercheurs dans les laboratoires bretons.