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Maurice Baslé, vice-président « Europe et International » de l’UEB

Maurice BasléL'UEB a coordonné la visite en Bretagne de quatre délégations depuis le début de l'année 2010. Rencontre avec le vice-président "Europe et International", de l'UEB, Maurice Baslé. 

Depuis quand le Brésil est-il devenu un partenaire stratégique pour la Bretagne ?

Le point de départ a été l’année de la France au Brésil, célébrée en 2009. Ce contexte favorable a attiré notre attention et nous a permis de nous rendre compte qu’il existait de fortes coopérations entre la Bretagne et le Brésil, notamment en matière de recherche, de cotutelle de thèses et d’échanges d’étudiants (Rennes 2, Rennes 1, Agrocampus Ouest, ENSCR, INSA…). Aujourd’hui, il s’agit principalement d’étudiants brésiliens venant en Bretagne.

Nos établissements fondateurs ont ensuite souhaité qu’une délégation de l’UEB profite de l’opportunité des rencontres bilatérales du salon CampusFrance, organisé à Sao-Paulo, et organise différentes visites dans plusieurs établissements brésiliens demandeurs. Une délégation de l’UEB s’est également rendue à Brasilia pour rencontrer le ministère et le point de contact de la Commission  européenne ainsi que l’agence fédérale qui traite entre autres d’évaluation des masters et doctorats, et un établissement partenaire, l’Université de Brasilia.

Pourquoi le Brésil est-il ensuite devenu un vrai partenaire stratégique pour l’UEB et ses établissements ?

Tout d’abord parce que l’accueil que nous avons reçu au Brésil a été très favorable. Le fait que nous soyons un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur et représentions un « portail » ouvert sur plusieurs établissements leur a beaucoup plu. Ils ont vu ainsi les ressources d’une vingtaine d’établissements. Ce qui montre bien qu’une structure fédérative comme l’UEB facilite les échanges entre les établissements bretons et étrangers.

Le Brésil est ensuite un partenaire de choix de par la taille même du pays (190 millions d’habitants). C’est aussi un pays qui a énormément misé sur l’enseignement supérieur et la recherche et qui délivre des bourses à ses étudiants, sur critères sociaux et au mérite. Il y a également une très forte mobilité des étudiants brésiliens vers la France.

Autre point important : le fonctionnement des universités brésiliennes ressemble fortement au nôtre. C’est donc un terrain cohérent, ce qui facilite les échanges.

Enfin, il faut souligner le fait que depuis 2009, il existe une coopération en matière de recherche sur la filière laitière entre la région Bretagne et l’état du Minas Gerais au Brésil.

Quels champs de recherche avez-vous en commun ?

Le Brésil et la Bretagne sont très intéressés par plusieurs thématiques et on peut noter leur attrait tout particulier pour les domaines de la mer, des ressources, de l’environnement et du développement durable (y compris du point de vue des sciences humaines et sociales). Pour ces questions, la Bretagne comme le Brésil ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Le Brésil s’intéresse également aux systèmes électroniques et informatiques et à l’automobile, tout comme la Bretagne. 

Quels sont les objectifs à venir du côté de l’UEB en matière de coopérations ?

Nous allons tout d’abord cerner les partenariats existants les plus étroits en termes de contrats de recherche entre les établissements membres de l’UEB et trois partenaires brésiliens (Université de Brasilia, Université d’état du Campinas, Université d’état de Rio de Janeiro). Nous allons voir si, dans le cadre de nos nombreuses coopérations et au-delà de ces trois destinations, nous pouvons aider à la mobilité entrante et sortante des doctorants et post-doctorants. Notons également que tout enseignant-chercheur de ces établissements brésiliens sera informé et pourra répondre aux trois appels d’offres R-Buce West, qui délivreront 51 chaires d’excellence pour deux ans dans nos établissements, en 2010, 2011 et 2012.