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Rencontre avec Catherine Flaesch-Mougin, coordinatrice du Centre d’excellence Jean Monnet

 

« La chaire Unesco ? Un vrai enrichissement intellectuel et scientifique »

Catherine Flaesch-Mougin, coordinatrice du Centre d'excellence Jean-Monnet

Rencontre avec Catherine Flaesch-Mougin, coordinatrice du Centre d’excellence Jean Monnet (CEJM)

Les Assises de la chaire Unesco se dérouleront les 10, 11 et 12 juin. Que vous apporte cette chaire Unesco ?

Cette chaire permettra d’enrichir la recherche en facilitant la mise en place de coopérations et la mobilité des chercheurs. Le fait d’avoir une chaire Unesco rend plus faciles les échanges entre différents pays et permet des regards croisés. C’est un vrai enrichissement intellectuel et scientifique pour nous.

Les intégrations régionales sont le thème de cette chaire, de quoi s’agit-il précisément ?

Il s’agit d’un regroupement d’états, situés dans un périmètre géographique limité. On peut citer plusieurs exemples d’intégrations régionales : l’Union européenne, l’Alena, le Mercosur, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ou l’Association des nations de l’Asie du sud-est… Ces organisations sont plus ou moins sophistiquées. Certaines ne mettent en place que la libre circulation des biens ; d’autres intègrent des politiques communes en matière d’économie, d’environnement…

Environ 80 chercheurs, de toutes origines, vont travailler ensemble dans le cadre de cette chaire. En quoi est-ce une richesse ?

Tout d’abord, le fait d’appartenir à différentes intégrations régionales est une richesse. Nos chercheurs viennent de France,  Mexique, Brésil, Thaïlande, Burkina-Faso, Sénégal… Cela permet d’avoir une connaissance de fond de ces intégrations : leur fonctionnement, les principes de base, les objectifs poursuivis…

Ils travaillent également dans des domaines différents…

Oui, la chaire compte des juristes, des économistes, des historiens, des politistes, des géographes… Grâce à cette pluridisciplinarité, nous pourrons constituer une base scientifique solide, permettant de croiser les regards sur les différents sujets. Une personne spécialisée en environnement, en Amérique du Sud, pourra travailler en lien avec un géographe africain par exemple…

Justement, comment faire pour travailler ensemble lorsque des centaines de kilomètres vous séparent les uns des autres ?

Nous organiserons un colloque tous les ans, à chaque fois dans un centre différent. Nous allons également faire venir des jeunes chercheurs et des enseignants, grâce à des thèses en cotutelle, ou en lien avec des structures comme l’Institut des Amériques de Rennes. Bien sûr, les nouvelles technologies seront largement sollicitées : visioconférence, Internet… Nous allons également lancer un site Internet dans le cadre des Assises de la chaire Unesco.